lundi 1 février 2021

Un Anniversaire qui tombe mal !


Comment allez-vous 😃 ? 
Comme un lundi 😒? 

Peut être, mais pas n'importe lequel  🎂🎈 JOYEUX ANNIVERSAIRE L'UPNI 🎈🎂



Malheureusement pour nous, en 2021 cette date correspond au lancement officiel du "Beau Veau" de la Sécurité, opération d'endormissement national qui n'est franchement pas pour satisfaire les femmes et les hommes de la Police Nationale, conscients que l'on se moque d'eux avec la caution des organisations syndicales majoritaires ! Pour les associations, il ne s'agit de faire ni les prétentieux ni les doux rêveurs, par leur contribution des avancées ont été obtenues mais il est vrai qu'il reste encore beaucoup à faire pour évoluer dans un environnement plus idéal pour nous et indirectement pour nos concitoyens...  




Le Beauvau de la Sécurité que nous préférons aussi appeler "Beauvau Circus" n'amènera rien parce qu'il n'est pas là pour ça. Aucun personnel de terrain n'est convié ou si peu, la représentation officielle n'apporte plus aucun espoir à l'ensemble du personnel et la volonté de changer les choses n'est clairement pas à l'ordre du jour. Quand on s'accorde la fantaisie de convier des "personnalités qualifiées", hormis quelques noms qui ne nous choquent pas, la plupart discrédite le projet !


La grogne n'est pas éteinte, ni pour nos concitoyens ni pour les forces de l'ordre, à force de balayer sommairement les problèmes de fond et de laisser la poussière s'accumuler sous le tapis, il arrivera un jour où la COLERE ne fera qu'UNE et INDIVISIBLE !!





>> Billet d'humeur sur notre page Facebook en date du 31/01/2021) :

Omar Sy ne participera pas au Beauvau de la sécurité ? Pas de problème nous avons désormais M. Onesta, ancien sélectionneur de l'équipe de France de handball qui prend le relais. Qui donc ensuite ? Si le palmarès de ce monsieur en matière sportive ne fait pas débat, quelle est la raison qui motive sa présence au sein du de ce nouveau Grenelle nouvelle formule ?


Dommage que les Groucho Marx ne soient plus parmi nous car leur présence aurait donné une teinte ô combien pittoresque à ce symposium un peu surréaliste
Pourquoi surréaliste ?
Tout simplement parce que ce Beauvau n'a strictement aucune légitimité technique


Voilà des années que les diagnostics en tous genres ont été réalisés, que ce soit par l'Assemblée Nationale ou le Sénat ou même d'autres structures philosophiques ou associatives. Elles sont soigneusement rangées dans les placards des uns comme des autres.
Et pour mémoire les représentants des associations de policiers hors cadres institutionnels y avaient été également associés.


Seulement voilà, il semble être de bon ton de faire comme si rien de tout cela n'avait été fait et comme s'il devenait de bons alois de réinventer l'eau tiède.
Si on se donne la peine de faire preuve d'honnêteté et de bon sens, il suffit d'observer le timing politique pour en conclure que le monde politique macronien ne cherche qu'une seule chose : gagner du temps. Et seulement cela.


En effet, le "Beau veau" est prévu pour durer quatre mois environ, période pendant laquelle les représentants des syndicats de Police ont annoncé qu'ils allaient faire le tour des popotes pour recoller les désidératas et revendications des uns et des autres. Quelle blague !
Disons le tout net, voilà une belle démonstration de cynisme !
Ont-ils oublié, ces braves gens, les divers concours de photos de commissariats en état de déshérence et d'insalubrité que les associations de policiers en colère ont mis en ligne et font une publicité bien gênante pour ceux-là mêmes qui aujourd'hui endossent l'habit mité des batailleurs de salon ?
Quel représentant syndical peut aujourd'hui faire croire sérieusement qu'il ignore l'état déplorable de l'institution Police ?
Que faisaient-ils ces braves gens durant ces trente dernières années ? Tout simplement, ils s'occupaient des bidons et des gamelles. Des mutations et des avancements des plus serviles et des reclassements totalement scandaleux de leurs dirigeants nationaux.
Cette situation infâme constitue un scandale absolu ! Nous imaginons qu'ils seront reçus comme il se doit dans les services concernés


Mais revenons aux délais annoncés.
Quatre mois de concertations. Cela ne vous rappelle rien ?
Les fameux débats citoyens qui n'ont servi qu'à gagner du temps et permettre au maître des lieux de lorgner l'horizon 2022.
Si on compte sur ses doigts, même les délégués syndicaux peuvent le faire, les quatre mois nous amènent gentiment au mois de juin 2021, prélude aux vacances d'été.
L'on imagine aisément que ce n'est pas en juillet-août que ces braves vous nous déposer leurs propositions.
Comptons donc sur l'automne 2021. Même si dans le meilleur des cas une seule des propositions était matérialisée, elle devrait encore faire l'objet de débats au niveau du Parlement, etc, etc... On s'est compris...
En résumé, rien de tangible ne pourrait voir le jour avant le printemps...2022.
Tiens, tiens, comme si de janvier 2022 à l'échéance des élections présidentielles il n'allait rien se passer. Vaste blague


Le plus triste réside dans le fait que les syndicats institutionnels se prêtent à cette mascarade, en mettant de côté les dossiers les plus urgents et qui nécessiteraient des actions significatives.
Il faut être d'une naïveté déconcertante pour imaginer que cela va servir à quoi que ce soit, si ce n'est à promouvoir le maître des horloges, Emmanuel Macron himself.
À n'en pas douter, certains ont certainement des intérêts directs à faire semblant de participer à quoi que ce soit de constructif. Ils doivent interpeller sur ce sujet.


Les fonctionnaires de Police qui seront amenés à se prononcer devront s'en souvenir. Et même les citoyens concernés, car ne l'oublions jamais, une Police qui va mal reste le symptôme d'une société qui est ébranlée.
Macron a parfaitement joué de ses ressorts pour faire reposer sur la Police, et uniquement sur elle, un dialogue social totalement crispé et hystérique. Si la société se fracture, c'est de la responsabilité unique de politiciens en panne d'idée et d'une démagogie sans limites.
Et ça, les syndicalistes policiers le savent pertinemment. Ils en sont d'autant plus coupables !
Cet État passe son temps à se tromper sur les axes de sa politique générale, y compris et surtout dans le cadre du dialogue social et de sa gestion de la crise sanitaire. Son seul recours consiste à mobiliser les forces de sécurité dans la perspective de futurs conflits sociaux qui risquent de secouer fortement les lendemains qui se profilent.


Nous risquons de regretter amèrement le temps des blacks blocs qui n'auront été que la partie visible d'un iceberg bien plus problématique.
La politique de l'autruche ne peut durer qu'un temps. Et un seul préfet ne pourra probablement pas remédier à tout. Sauf à changer de système dit démocratique.
En attendant, le BEAUVAU recrute.
Qui après Onesta ?