mercredi 20 janvier 2021

Libre pensée contre bien-pensance, on est mal !



Ce mercredi matin, la transition démocrate du jour avec son "nice guy" Joe Biden en opposition totale avec l'irrespectueux et inconvenant Trump (on caricature, mais pas tant au final) a inspiré Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du journal "l'opinion" qui a signé un très bel édito sur Europe 1

Il n'est pas le premier à en parler mais force est de constater l'ampleur prise par le phénomène apparu dans les universités américaines ainsi que parmi les journalistes

Un phénomène qui a traversé l'Atlantique parce qu'il est bon pour le business.. Nous parlons ici du "politiquement correct", de la "bien-pensance" et de ses inquiétants progrès ! 

Voici le replay vidéo de l'édito politique du 20 janvier 2021 sur Europe 1 : https://urlz.fr/eLbw


La même version retranscrite ici : 

Dans quelques heures, Joe Biden entrera à la Maison Blanche : 

Et partout ou presque en Occident, on applaudira à l’arrivée au pouvoir de ce "nice guy", ce type bien. Donald Trump parti, c’est la fin d’une séquence folle, celle d’un président qui au contraire avait, dès son arrivée, paru suspect ou détestable à cette même grande partie de l’opinion publique occidentale. Il faut dire qu’il avait vraiment tout pour être inquiétant 


Joe Biden cultive au contraire son personnage rassurant :

C’est vrai, son prédécesseur était dangereux et cherchait systématiquement à heurter de front le consensuel, quitte à insulter et à bousculer le bien-pensant. Et aux États-Unis, le bien-pensant est devenu comme une religion qui envahit tout. Elle impose ses règles, sa liturgie, ses grand-messes. Et elle excommunie ceux qui ne respectent pas ce nouveau catéchisme progressiste. C’est un phénomène devenu très sensible dans des endroits qui devraient être au contraire des hauts-lieux du débat et de la controverse, et qui se rétrécissent désormais de plus en plus en refusant la pensée différente. Ces lieux, ce sont les universités et la presse. Dans les facs et les grandes écoles américaines, la pensée dominante, écrasante même, est racialiste, adepte de la théorie du genre. On a vu des profs être interdits de cours s’ils refusaient de s’excuser d’être blancs. Et ce vent mauvais a déjà envahi la presse 


On a des exemples ?

Des quotidiens aussi réputés que le NY Times ou le Washington Post referment leurs pages de débats à ceux qui ne pensent pas conformément à ce nouveau "progressisme". Les caricatures sont même bannies, les dessins ne doivent se moquer ni de religion, ni de sexe ou de genre. Et le plus préoccupant, c’est que cette forme de censure arrive en France. C’est déjà perceptible dans certaines facs. Et dans la presse, Le Monde vient de retirer un dessin humoristique (d’assez mauvais goût) sur l’inceste, et, sous la pression des réseaux sociaux, s’est excusé de l’avoir publié. Incroyable retournement de la part d’un média qui défend la publication de caricatures de Mahomet mais refuse l’humour glaçant sur l’inceste (alors que sa position envers ce crime est sans ambiguïté : c’est même ce journal qui a lancé la campagne). Nicolas Beytout ne sait pas si Joe Biden est vraiment un "nice guy", mais ce qui est sûr, c’est que l’on doit espérer, au nom de la liberté de pensée, qu’il ne sera pas l’otage de cette partie de son électorat devenue si puissante, y compris à l’exportation