lundi 15 février 2021

vendredi 5 février 2021

25èmes Journées Nationales Prévention Suicide



 Notre Honneur, ne pas oublier nos collègues partis trop tôt

                 Notre Devoir, faire tout pour éviter que la spirale ne soit infernale



 

Programme de la journée sur le site 

de l'Union Nationale de la Prévention du Suicide



Vous pouvez également visiter la page spécifique du présent blog en cliquant 

   17 SOS 17    



mardi 2 février 2021

Que la farce commence !


Notre publication Facebook du 02 février 2021 :


== BILLET D'HUMEUR...SUR LE BEAUVAU DE L'INSÉCURITÉ ==
"Partez avant qu'il ne soit trop tard !"


Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ? Voilà ce que l'on pourrait leur reprocher en somme !

Ce message, nous l'adressons encore une fois aux représentants des organisations syndicales de la Police Nationale qui ne semblent pas avoir encore compris qu'ils venaient d'être ferrés comme des poissons ayant mordu à l'hameçon :

Dès lors que vous vous asseyez à une table de conférence dont l'objectif n'est autre qu'une opération de propagande politicienne il ne reste plus aux protagonistes que deux alternatives :
 
- Soit vous restez bien sagement assis, et de là vous vous constituez comme une caution morale et légale au projet accouché

- Soit vous vous levez et vous quittez la scène pour illustrer votre refus de vous prêter à une farce politico-médiatique flagrante

Et ça, M. Macron le sait parfaitement bien. L'histoire regorge d'exemples en ce sens où des conférences avec des objectifs variables ont été organisées pour associer de gré ou de force celles et ceux qui y participent. Le but est clair : qui ne dit mot, consent ! Après, il sera trop tard



La publication des membres participant à ce fameux BEAUVAU est maintenant la démonstration la plus évidente que les problématiques liées à la sécurité de ce pays, ou plutôt devrions-nous dire à l'insécurité, n'y sera pas abordé sérieusement

On y trouve de tout, un peu comme à la Samaritaine, y compris des personnalités hors d'âge, ou hors de propos. Sans parler de celles qui ont un intérêt substantiel à y participer. Pour le coup, certains ne pourront pas dire, après coup, qu'ils n'étaient pas lucides sur la manipulation en cours.
Où se trouvent les hauts fonctionnaires de la Police ? À quel atelier sont-ils conviés ? Aucun apparemment...

Mais vraiment quel dommage qu'Omar Sy n'ait pas été disponible. On en vient à regretter son absence. Car au final, sa présence n'aurait pas été aussi anachronique que cela.
 
Quoi qu'il en soit, on ne peut que constater, et regretter, que les syndicats majoritaires se prêtent à cette pantalonnade au sujet de laquelle nous nous sommes déjà expliqués et contre laquelle nous avons argumenté. Ce Beauvau de la sécurité est un piège néfaste, et tant qu'il durera, rien de concret ne sera entrepris pour résoudre les problèmes cruciaux auxquels la République est aujourd'hui confrontée

Le président a créé un espace de jeux pour les inutilités du pays, elles auront quatre mois pour s'amuser à s'écouter parler et gloser sur l'avenir d'une institution que beaucoup, au sein du panel, détestent ou au mieux méprisent. En continuant à "jouer le jeu", les instances syndicales seront les complices volontaires d'une absence de conscience politique pour ce qui concerne l'insécurité qui touche la Nation

Les arguments, ils les ont déjà. Ont-ils tellement de temps à gaspiller à jouer une telle comédie ? Nous n'avons pas le pouvoir de les faire infléchir dans leur choix, mais nous avons la liberté de leur dire, qu'en dehors de certains participants, en ce qui nous concerne nous ne sommes pas dupes

Vivement qu'ils se déplacent dans les services pour récupérer les non moins fameux cahiers de doléances. C'est une mauvaise blague réservée à l'ensemble de leurs adhérents, de tous corps confondus

Allez, ne soyons pas chiches, et citons Victor Hugo dans une de ses pièces dont le titre est évocateur :
"Le Roi s'amuse." C'est de circonstance :

"Ambitieux de rien. Engeance intéressée"
"Comme, à travers la nôtre ils suivent leur pensée".
"Basse-cour où le roi, mendié sans pudeur"
"A tous ces affamés, émiette sa grandeur"

Post-scriptum :

Un message de dernière minute nous informe que Camélia Jordana est disponible. Elle demande si elle peut y participer, on lui dit quoi ??



lundi 1 février 2021

Un Anniversaire qui tombe mal !


Comment allez-vous 😃 ? 
Comme un lundi 😒? 

Peut être, mais pas n'importe lequel  🎂🎈 JOYEUX ANNIVERSAIRE L'UPNI 🎈🎂



Malheureusement pour nous, en 2021 cette date correspond au lancement officiel du "Beau Veau" de la Sécurité, opération d'endormissement national qui n'est franchement pas pour satisfaire les femmes et les hommes de la Police Nationale, conscients que l'on se moque d'eux avec la caution des organisations syndicales majoritaires ! Pour les associations, il ne s'agit de faire ni les prétentieux ni les doux rêveurs, par leur contribution des avancées ont été obtenues mais il est vrai qu'il reste encore beaucoup à faire pour évoluer dans un environnement plus idéal pour nous et indirectement pour nos concitoyens...  




Le Beauvau de la Sécurité que nous préférons aussi appeler "Beauvau Circus" n'amènera rien parce qu'il n'est pas là pour ça. Aucun personnel de terrain n'est convié ou si peu, la représentation officielle n'apporte plus aucun espoir à l'ensemble du personnel et la volonté de changer les choses n'est clairement pas à l'ordre du jour. Quand on s'accorde la fantaisie de convier des "personnalités qualifiées", hormis quelques noms qui ne nous choquent pas, la plupart discrédite le projet !


La grogne n'est pas éteinte, ni pour nos concitoyens ni pour les forces de l'ordre, à force de balayer sommairement les problèmes de fond et de laisser la poussière s'accumuler sous le tapis, il arrivera un jour où la COLERE ne fera qu'UNE et INDIVISIBLE !!





>> Billet d'humeur sur notre page Facebook en date du 31/01/2021) :

Omar Sy ne participera pas au Beauvau de la sécurité ? Pas de problème nous avons désormais M. Onesta, ancien sélectionneur de l'équipe de France de handball qui prend le relais. Qui donc ensuite ? Si le palmarès de ce monsieur en matière sportive ne fait pas débat, quelle est la raison qui motive sa présence au sein du de ce nouveau Grenelle nouvelle formule ?


Dommage que les Groucho Marx ne soient plus parmi nous car leur présence aurait donné une teinte ô combien pittoresque à ce symposium un peu surréaliste
Pourquoi surréaliste ?
Tout simplement parce que ce Beauvau n'a strictement aucune légitimité technique


Voilà des années que les diagnostics en tous genres ont été réalisés, que ce soit par l'Assemblée Nationale ou le Sénat ou même d'autres structures philosophiques ou associatives. Elles sont soigneusement rangées dans les placards des uns comme des autres.
Et pour mémoire les représentants des associations de policiers hors cadres institutionnels y avaient été également associés.


Seulement voilà, il semble être de bon ton de faire comme si rien de tout cela n'avait été fait et comme s'il devenait de bons alois de réinventer l'eau tiède.
Si on se donne la peine de faire preuve d'honnêteté et de bon sens, il suffit d'observer le timing politique pour en conclure que le monde politique macronien ne cherche qu'une seule chose : gagner du temps. Et seulement cela.


En effet, le "Beau veau" est prévu pour durer quatre mois environ, période pendant laquelle les représentants des syndicats de Police ont annoncé qu'ils allaient faire le tour des popotes pour recoller les désidératas et revendications des uns et des autres. Quelle blague !
Disons le tout net, voilà une belle démonstration de cynisme !
Ont-ils oublié, ces braves gens, les divers concours de photos de commissariats en état de déshérence et d'insalubrité que les associations de policiers en colère ont mis en ligne et font une publicité bien gênante pour ceux-là mêmes qui aujourd'hui endossent l'habit mité des batailleurs de salon ?
Quel représentant syndical peut aujourd'hui faire croire sérieusement qu'il ignore l'état déplorable de l'institution Police ?
Que faisaient-ils ces braves gens durant ces trente dernières années ? Tout simplement, ils s'occupaient des bidons et des gamelles. Des mutations et des avancements des plus serviles et des reclassements totalement scandaleux de leurs dirigeants nationaux.
Cette situation infâme constitue un scandale absolu ! Nous imaginons qu'ils seront reçus comme il se doit dans les services concernés


Mais revenons aux délais annoncés.
Quatre mois de concertations. Cela ne vous rappelle rien ?
Les fameux débats citoyens qui n'ont servi qu'à gagner du temps et permettre au maître des lieux de lorgner l'horizon 2022.
Si on compte sur ses doigts, même les délégués syndicaux peuvent le faire, les quatre mois nous amènent gentiment au mois de juin 2021, prélude aux vacances d'été.
L'on imagine aisément que ce n'est pas en juillet-août que ces braves vous nous déposer leurs propositions.
Comptons donc sur l'automne 2021. Même si dans le meilleur des cas une seule des propositions était matérialisée, elle devrait encore faire l'objet de débats au niveau du Parlement, etc, etc... On s'est compris...
En résumé, rien de tangible ne pourrait voir le jour avant le printemps...2022.
Tiens, tiens, comme si de janvier 2022 à l'échéance des élections présidentielles il n'allait rien se passer. Vaste blague


Le plus triste réside dans le fait que les syndicats institutionnels se prêtent à cette mascarade, en mettant de côté les dossiers les plus urgents et qui nécessiteraient des actions significatives.
Il faut être d'une naïveté déconcertante pour imaginer que cela va servir à quoi que ce soit, si ce n'est à promouvoir le maître des horloges, Emmanuel Macron himself.
À n'en pas douter, certains ont certainement des intérêts directs à faire semblant de participer à quoi que ce soit de constructif. Ils doivent interpeller sur ce sujet.


Les fonctionnaires de Police qui seront amenés à se prononcer devront s'en souvenir. Et même les citoyens concernés, car ne l'oublions jamais, une Police qui va mal reste le symptôme d'une société qui est ébranlée.
Macron a parfaitement joué de ses ressorts pour faire reposer sur la Police, et uniquement sur elle, un dialogue social totalement crispé et hystérique. Si la société se fracture, c'est de la responsabilité unique de politiciens en panne d'idée et d'une démagogie sans limites.
Et ça, les syndicalistes policiers le savent pertinemment. Ils en sont d'autant plus coupables !
Cet État passe son temps à se tromper sur les axes de sa politique générale, y compris et surtout dans le cadre du dialogue social et de sa gestion de la crise sanitaire. Son seul recours consiste à mobiliser les forces de sécurité dans la perspective de futurs conflits sociaux qui risquent de secouer fortement les lendemains qui se profilent.


Nous risquons de regretter amèrement le temps des blacks blocs qui n'auront été que la partie visible d'un iceberg bien plus problématique.
La politique de l'autruche ne peut durer qu'un temps. Et un seul préfet ne pourra probablement pas remédier à tout. Sauf à changer de système dit démocratique.
En attendant, le BEAUVAU recrute.
Qui après Onesta ?




mercredi 20 janvier 2021

Libre pensée contre bien-pensance, on est mal !



Ce mercredi matin, la transition démocrate du jour avec son "nice guy" Joe Biden en opposition totale avec l'irrespectueux et inconvenant Trump (on caricature, mais pas tant au final) a inspiré Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du journal "l'opinion" qui a signé un très bel édito sur Europe 1

Il n'est pas le premier à en parler mais force est de constater l'ampleur prise par le phénomène apparu dans les universités américaines ainsi que parmi les journalistes

Un phénomène qui a traversé l'Atlantique parce qu'il est bon pour le business.. Nous parlons ici du "politiquement correct", de la "bien-pensance" et de ses inquiétants progrès ! 

Voici le replay vidéo de l'édito politique du 20 janvier 2021 sur Europe 1 : https://urlz.fr/eLbw


La même version retranscrite ici : 

Dans quelques heures, Joe Biden entrera à la Maison Blanche : 

Et partout ou presque en Occident, on applaudira à l’arrivée au pouvoir de ce "nice guy", ce type bien. Donald Trump parti, c’est la fin d’une séquence folle, celle d’un président qui au contraire avait, dès son arrivée, paru suspect ou détestable à cette même grande partie de l’opinion publique occidentale. Il faut dire qu’il avait vraiment tout pour être inquiétant 


Joe Biden cultive au contraire son personnage rassurant :

C’est vrai, son prédécesseur était dangereux et cherchait systématiquement à heurter de front le consensuel, quitte à insulter et à bousculer le bien-pensant. Et aux États-Unis, le bien-pensant est devenu comme une religion qui envahit tout. Elle impose ses règles, sa liturgie, ses grand-messes. Et elle excommunie ceux qui ne respectent pas ce nouveau catéchisme progressiste. C’est un phénomène devenu très sensible dans des endroits qui devraient être au contraire des hauts-lieux du débat et de la controverse, et qui se rétrécissent désormais de plus en plus en refusant la pensée différente. Ces lieux, ce sont les universités et la presse. Dans les facs et les grandes écoles américaines, la pensée dominante, écrasante même, est racialiste, adepte de la théorie du genre. On a vu des profs être interdits de cours s’ils refusaient de s’excuser d’être blancs. Et ce vent mauvais a déjà envahi la presse 


On a des exemples ?

Des quotidiens aussi réputés que le NY Times ou le Washington Post referment leurs pages de débats à ceux qui ne pensent pas conformément à ce nouveau "progressisme". Les caricatures sont même bannies, les dessins ne doivent se moquer ni de religion, ni de sexe ou de genre. Et le plus préoccupant, c’est que cette forme de censure arrive en France. C’est déjà perceptible dans certaines facs. Et dans la presse, Le Monde vient de retirer un dessin humoristique (d’assez mauvais goût) sur l’inceste, et, sous la pression des réseaux sociaux, s’est excusé de l’avoir publié. Incroyable retournement de la part d’un média qui défend la publication de caricatures de Mahomet mais refuse l’humour glaçant sur l’inceste (alors que sa position envers ce crime est sans ambiguïté : c’est même ce journal qui a lancé la campagne). Nicolas Beytout ne sait pas si Joe Biden est vraiment un "nice guy", mais ce qui est sûr, c’est que l’on doit espérer, au nom de la liberté de pensée, qu’il ne sera pas l’otage de cette partie de son électorat devenue si puissante, y compris à l’exportation


samedi 16 janvier 2021

L'association Hors Service est-elle Hors Sujet ?


Avec près d'un million et demi d'associations, la France est une belle vitrine de ce que le bénévolat peut apporter au milieu sportif, culturel, social, professionnel... L'UPNI est d'ailleurs l'une d'entre elles et fait plus particulièrement partie des 12% qui sont plutôt tournées vers la défense de causes, en l'occurence, celle des agents du ministère de l'intérieur

Nous ne sommes bien évidemment pas la seule à partager un tel objet et notre blog s'emploie à recenser celles parmi les plus significatives dans sa rubrique "Associations/Collectfs". Notre intérêt commun qui est également celui de nos concitoyens, est d'une part de favoriser les conditions à l'émergence d'une POLICE qui soit épanouie pour demeurer efficace et professionnelle, et d'autre part de soutenir et d'accompagner celles et ceux dans nos rangs, confrontés au deuil, à la souffrance, à la difficulté

C'est dans cet esprit que nos collègues de l'association Hors Service ont présenté en janvier 2019 leur projet de création de Centres de Récupération Post Interventions (C.R.P.I.). Un projet généreux, ambitieux et altruiste que ces collègues, eux-mêmes victimes au cours de leur carrière, destinent aux écorchés des interventions, aux agents qui, ne voyant pas de perspective positive à leur souffrance, choisissent d'en finir. Comme dans toute entreprise, il arrive parfois que les bonnes idées fassent naître la jalousie, la rivalité et que la seule réponse apportée à une initiative, si belle soit-elle, soit le mépris et l'immobilisme... Dommage car en cette année 2019, les suicides dans notre corporation vont pleuvoir, atteignant la soixantaine uniquement pour la PN !! A notre niveau, nous pensons que si le projet n'était pas viable, une audience auprès des instances concernées suffisait à expliquer ce qui faisait défaut ou au pire ce qui empêchait la concrétisation d'un tel projet... Quel gâchis jusqu'ici !


Le sujet de la discorde :

ll y a quelques semaines, devant un énième déferlement de rage de la part de certains individus présents dans les manifestations uniquement pour apporter leur haine et leur violence notament à l'adresse des forces de l'ordre constituant le dispositif de sécurité, l'Association (Tous) "Hors Service" publiait sur Facebook un message qui alerta une partie de la communauté des internautes ainsi que les médias, toujours intéressés pour faire le buzz et nous adresser au passage un rappel des règles de déontologie, rappel que certain(e)s pourraient appliquer à leur propre discipline professionnelle...

Publication incriminée

De quoi s'agissait-il exactement ? 

> Pour ceux qui voulaient organiser le scandale, ils ont entendu ni plus ni moins qu'un appel au meurtre se traduisant par un encouragement des forces de l'ordre à faire usage de leur arme létale sur la foule

> Pour tous les policiers, Hors Service lançait un message fort de mise en garde à la seule destination de ces criminels qui n'hésitent jamais à incendier, piller et violenter durant ces journées qu'ils considèrent comme festives

Une mise en garde utile quand on constate l'escalade de la violence, les images d'individus armés de barre de fer, de poteau métallique, d'engins artisanaux dont l'usage ne poursuit qu'un but,"se faire du flic" ! Ces mis en cause n'ayant aucune espèce de considération, aucun respect pour la personne humaine que représente le policier, n'hésiteront pas une seule seconde à frapper leur talon sur sa tête au sol si l'opportunité leur en est donnée 


Pourquoi un message si fort lancé par Hors Service ?

Quand on a compris que nos collègues n'incitaient pas inconsidérément les forces engagées au maintien de l'ordre public à faire usage de leur arme sur la foule de manifestants mais qu'ils rappelaient que mettre en danger la vie de policiers ou de citoyens peut amener à en subir les conséquences, on a rappelé les bases de la démocratie et de son expression.

Nous pourrions en écrire cinquante pages mais nous préférons résumer en deux questions essentielles : 

Les Forces de la Sécurité Intérieure peuvent-elles et doivent-elles continuer de subir de tels agissements de la part d'une frange radicale ? 

Quelle réponse est apportée par notre ministère de tutelle face à ses situations ?  


La publication Facebook du Président de l'association Hors Service au soir du vendredi 15 janvier 2021 qui a motivé notre réaction :



Pourquoi une riposte si implacable vis à vis de Hors Service de la part du ministère ? 

Officiellement garant de l'ordre républicain et du respect des règles de la déontologie de ses agents, l'Intérieur doit montrer l'exemplarité, quitte à faire preuve d'une grande sévérité dans le traitement des affaires. Il ne fait en cela que suivre un mouvement commun à tous les ministères, à mi-chemin entre la démagogie et le politiquement correct. N'oublions pas que l'association Hors Service ne ménage pas ces propos sur les réseaux et qu'elle constitue naturellement un caillou dans la chaussure d'un gouvernement en marche pour 2022...


La conclusion que nous partageons avec une adhérente issue de la corportaion policière :

Dans l'exercice quotidien de nos missions, qu'elles s'éxécutent sur la voie publique, dans les services qui accueillent du public ou ceux en charge de l'investigation, les occasions de traverser des moments de stress, de danger, d'angoisse... ne sont malheureusement pas rares. Cependant lorsque ces situations ont pour origine notre propre Administration nous avons le droit de nous poser quelques questions...

Ce que chaque agent considère comme un rouleau compresseur, capable de broyer quiconque se trouvant sur son passage, oublie souvent qu'il ne s'agit pas d'une entité abstraite mais bien d'un organe administratif composé de personnes physiques jusqu’à son sommet. Alors comment ces êtres humains peuvent ils se montrer aussi sourds face à la souffrance des autres ? Au nom de quel Système ? De quels Intérêts ? Serait-ce par pur Égoïsme ? Comment Peuvent ils ? Comment Osent-ils ? 

Comme si ce n'était pas déjà assez traumatisant, certains cherchent à écraser ceux qui les gênent.. intimidation... convocation igpn.. expertise médicale abusive... Notre collègue de l'association Hors Service semble avoir eu sa dose de drame. Au lieu de venir remplir la liste de ceux qui ont fait le choix de nous quitter, il a décidé de se battre pour s’en sortir et pour aider les autres. Au lieu de le soutenir et de l'accompagner dans ce combat si noble, l'Administration se montre sourde et tente de le discréditer, de le faire disparaître. Alors oui peut être que ses paroles pouvaient prêter à confusion, qu’elles pouvaient être mal interprétées, mais que nous reste-t-il lorsque nous ne sommes pas entendus ? Lorsque nous sommes insignifiants pour certains ? Les cris ? Les mots ? Une forme de frustration qui peut pousser parfois à la colère et la violence... 

Alors nous on leur dit « Courage les gars ! Certains rouages de cette Administration vous soutiennent, vous n'êtes pas transparents, on vous entend ! »

Force et Honneur !




lundi 4 janvier 2021

On voit le mal partout...

 

Aujourd'hui, sous la mention "Modernisation", la page Facebook de notre grande maison dévoilait la nouvelle version du logo de la Police Nationale. Il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous pour lire la vidéo de présentation :

   




Eh bien nous qui sommes toujours autant précurseurs, on vous a déniché la future version de ce même logo de la Police Nationale, et vous allez le constater, telle que prévue par la loi Sécurité Globale, il ne vous reste qu'à cliquer sur l'image pour vous faire une idée :





vendredi 1 janvier 2021

Voeux 2021

 

Nous adressons tous nos voeux à l'ensemble des agents du ministère, quelque soit leur service d'affectation sur le territoire métropolitain ou non. Nous espérons que ce nouveau millésime sera meilleur que le précédent, qu'il sera porteur de moments de partage et de convivialité dont nous avons tant besoin dans ce contexte d'isolement sanitaire.

Si le gouvernement tarde à poser son diagnostic et son remède face à la Covid-19, de notre côté, nous avons déjà formulé nos voeux à l'égard des malfaisants qui sévissent en toute impunité dans les différentes agglomérations de l'hexagone malgré le couvre-feu. 




Bien sûr pour passer du désir à la réalité, il faudra une volonté officielle d'y parvenir. Nous n'avons cependant aucune illusion quand à la rencontre prévue ce mois-ci, lors du "Beauvau de l'Esbroufe" parce qu'elle ne se donne déjà pas les moyens d'être un vrai rendez-vous utile :

> les femmes et les hommes des associations de policiers de terrain n'ont pas la parole, confiée exclusivement aux organisations syndicales qui, à de rares exceptions près, ne s'expriment qu'avec le filtre convenu et la stratégie des unes contre les autres

> le ministère de le Justice n'est pas associé aux débats pour évoquer notamment la réponse pénale inéfficiente face aux agissements des delinquants et criminels souvent multirécidivistes

> le ministère de l'Education Nationale aurait lui aussi toute sa place dans une telle rencontre, pour que des initiatives efficaces et pédagogiques puissent être entreprises auprès d'un public collègien et lycéen avec lequel la rupture avec la Police est souvent consommée

> à l'instar de ce qui a été entrepris pour la réalisation du Livre Blanc de la Sécurité Intérieure, on continue à solliciter des techniciens de haut-vol (préfets, hauts-fonctionnaires...) pour tenter de réorganiser un métier où seuls les femmes et les hommes de terrain peuvent apporter une analyse pragmatique

......


Pourquoi ne nous écoute-t-on pas ou si peu ?

Pourtant, quand la colère revient si souvent, c'est que les problèmes demeurent voire empirent non ? 

 



lundi 28 décembre 2020

Hommage aux gendarmes de la brigade d'Ambert


Ce lundi 28 décembre, une cérémonie d'hommage aux trois gendarmes tués à Saint-Just (63) était organisée à Ambert en présence du ministre de l'intérieur et du ministre des armées.

Dans la soirée du mardi 22 décembre, les militaires, qui appartenaient à la compagnie d'Ambert, avaient été blessés mortellement alors qu'ils tentaient de secourir une femme réfugiée sur le toit de sa maison après avoir été frappée à la tête par son compagnon. Face aux militaires, son compagnon avait ensuite mis le feu à sa maison. Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables sur les gendarmes.







Nous adressons nos pensées solidaires 

et tout notre soutien à leur famille 



Revoir la cérémonie : https://youtu.be/eRUEJlhg3zQ

Don en ligne : https://www.fondationmg.fr/deces/deces-puy-de-dome